Comment ne pas penser à Twitter en regardant ce tableau. Les tweetarts qui arrivent de temps en temps sur votre TL. En fait cette oeuvre est de feu M. Chopin et a été réalisée en 1987 . L’idée était de créer un poème visuel dont les mots n’ont pas de sens.
L’expo sono Poetics qui se tenait à l’Iselp Bruxelles regorgeait de ces perles. Grâce à sa commissaire d’exposition, Anne-Laure Chamboissier j’ai pu m’immerger complètement dans cet environnement farfelu et très riche.

Partant du principe que la musique était beaucoup plus libre que la poésie, de nombreux artistes ont essayé d’élargir le champs des possibles avec les mots. Allant de la poésie sonore, qui a vu le jour lors de l’avènement du magnétophone qui permettait tant de jouer avec sa voix que de jouer avec les sons environnants, au jeu visuel mettant en scène la confrontation des mots et de la technologie. Comme par exemple un collage sur la machine à mots.
Un fabuleux moment a aussi été la vision de la vidéo réalisée par Orson Welles lui-même sur Saint Germain des Près. Il a rencontré dans une librairie les poètes actifs dans le lettrisme: n’employer que des suites de lettres pour former des sons. A se demander si le plus drôle est la poésie en elle-même ou la tête déconfite de Orson welles. Un ptit bijou dont j’ai retrouvé la trace d’une partie sur Youtube.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MU4vogDIkYc[/youtube]
Bref, un moment extraordinaire entre la Beat Generation amricaine et les précurseurs fous européens.
Merci Anne-Laure!



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